Remontons le temps jusqu’à l’époque du seigneur Candavène vers 1100

Nous voici au temps des croisades, Beauval avait un château, une église…

Sur cette ancienne église se trouvait un vitrail qui rappelait l’assassinat par Hugues III Candavène, (seigneur de Beauval) du curé alors que celui-ci célébrait sa messe.

Hugues Candavène était un chevalier barbare que les croisades en terre Sainte n’avaient pas rendu meilleur.

Accoutumé à ne souffrir aucune observation (il était entré dans l’église accompagné de son chien) il n’avait pas craint de commettre ce crime odieux en plein jour et devant témoins. (il a également assassiné le comte de Ponthieux et détruit l’abbaye de St Riquier)

Mais les foudres de l’église atteignirent bientôt l’assassin : excommunié en plein Concile de Reims par les évêques nommés par le Souverain Pontife Innocent II , Hugues Candavène fut obligé de s’humilier devant la sentence de quelques prélats, lui qui eut bravé tous les hommes d’armes des seigneurs voisins du haut des tours de son antique château.

Le chevalier redevint pèlerin :

Pour obtenir son pardon, il fut forcé de fonder trois abbayes dont celle de Cercamp, près de Frévent (62), qu’il dota richement.

De plus, afin que cet abominable assassinat passe à la postérité, il fut condamné à faire représenter ce crime dont il s’était souillé sur le principal vitrail du chœur de l’église et à entreprendre pour la troisième fois, le voyage à Jérusalem, non pas dans la tenue de chevalier puissant et redouté, mais comme un simple pèlerin, avec le bourdon à la main et l’aumônière au côté.

En 1845, le maire de Beauval, Monsieur Devillers, fit effectuer quelques fouilles sur l’emplacement du château. C’est ainsi que fut mis à jour le bas d’une tour. Plus tard, lorsque fut crée la route nationale et dont une partie était considéré comme une voie romaine reliant Amiens à Thérouanne (62), divers débris d’armures furent encore trouvés. Beauval entrait alors dans l’ère industriel. On venait de découvrir les phosphates, le fameux sable d’or de Beauval. Il ne reste aucun vestige de ce château. On sait simplement qu’il se trouvait à l’emplacement du stade Amédée Hordequin.

Source : bulletin municipal N°9 de 1997

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